En France, moins de 30 % des plus de 65 ans atteignent les recommandations minimales d’activité physique de l’OMS (Santé publique France). Or, la sédentarité est l’un des principaux facteurs aggravants de perte d’autonomie chez les seniors. Bouger, c’est bien plus qu’une question de poids ou de cœur : cela permet de continuer à effectuer seul les gestes du quotidien, de sortir de chez soi, d’éviter l’isolement et même de contrer l’angoisse du déclin.
Le défi n’est pas de pratiquer une activité intense, mais de rester actif au quotidien grâce à des activités accessibles, adaptées, et, si possible, sources de plaisir.
L’activité physique adaptée après 65 ans ne signifie pas la même chose pour tout le monde. Néanmoins, quatre grandes catégories sont unanimement plébiscitées :
À 65 ans, chacun a son histoire, ses possibilités, et ses contraintes médicales. Il n’existe pas d’activité universelle. Quelques repères pour identifier celle qui convient :
Chaque région regorge d’associations, de clubs sportifs ouverts aux plus de 65 ans : Rando-Santé, clubs Cœur et Santé, ateliers d’équilibre… N’hésitez pas à solliciter la mairie, la maison sport-santé la plus proche ou même la Caisse de retraite pour dénicher un atelier local adapté.
L’Organisation mondiale de la santé recommande aux plus de 65 ans au moins 150 à 300 minutes d’activité d’endurance modérée par semaine, et deux séances hebdomadaires de renforcement musculaire. Si ce cap semble ambitieux, chaque mouvement compte : le moindre pas, la montée des escaliers ou les tâches du quotidien participent à l’entretien de la forme.
Rien n’interdit l’activité physique en cas de maladie chronique, d’ostéoporose, de séquelles d’accident vasculaire, ou même en fauteuil roulant. Elle est même encouragée, pour lutter contre la fonte musculaire et préserver la qualité de vie.
Des équipes APA, des kinésithérapeutes, ou même certains services à domicile peuvent accompagner la reprise, en toute sécurité.
L’enjeu, après 65 ans, n’est pas la performance ou la compétition, mais bien de préserver le plaisir de vivre chez soi, de sortir, d’agir, de voir ses proches et de rester acteur de son quotidien. Bouger – un peu, souvent, à sa façon, avec les bons outils et entouré – reste, à tout âge, un extraordinaire facteur d’autonomie. Choisissez une activité qui vous met en mouvement, seul ou en groupe, et souvenez-vous : le meilleur exercice, c’est celui qu’on prend plaisir à refaire… même après 65 ans.