Le cœur ralentit, s’essouffle, se dérègle parfois avec l’âge. Selon la Fédération Française de Cardiologie, près de 30 % des plus de 65 ans présentent des troubles du rythme cardiaque détectables ou avérés (arythmies, fibrillation auriculaire, tachycardie, bradycardie). Or, il n’est pas rare de vivre des années sans aucun symptôme franchement identifiable. D’après une étude publiée dans The Lancet (2021), un tiers des accidents vasculaires cérébraux (AVC) chez les personnes âgées seraient directement liés à une fibrillation auriculaire non détectée. D’où l’intérêt de la surveillance régulière, même en l’absence de plainte.
Les montres les plus populaires actuellement (Apple Watch, Withings ScanWatch, Samsung Galaxy Watch, Fitbit Sense…), sont capables de détecter de nombreux types d’irrégularités du rythme cardiaque. En France, la ScanWatch de Withings est la première montre connectée validée médicalement pour la détection de la fibrillation auriculaire (Le Monde).
Il est fondamental de rappeler que la montre n’est ni un médecin ni un appareil de diagnostic :
Enfin, il faut savoir que certaines fonctionnalités avancées (ECG au poignet par exemple) nécessitent d’activer la fonction manuellement, ce qui n’est pas compatible avec une surveillance “automatique”. Les montres n’envoient généralement pas d’alerte d’urgence automatique au SAMU.
| Situation | Apport possible | Précaution à prendre |
|---|---|---|
| Personne seule, à risque cardiovasculaire, vivant à domicile | Détection précoce de trouble du rythme cardiaque, incitation à consulter | Mettre en place une aide pour comprendre les alertes et éviter l'anxiété |
| Personne présentant des antécédents d’AVC | Surveillance rapprochée sous contrôle médical, partage d’historique | Ne jamais modifier un traitement sans consulter |
| Proche aidant habitant loin | Système d’alerte à distance (selon modèles) | Rester vigilant face aux fausses alertes, vérifier la confidentialité des données |
Les montres connectées représentent un outil supplémentaire, simple et mobile pour surveiller le cœur au quotidien. Elles ne remplacent pas le suivi cardiologique ou généraliste. Elles trouvent toute leur utilité chez des personnes motivées par l’autosurveillance, avec un bénéfice psychologique réel, ou dans un suivi partagé avec un professionnel de santé. Il est toujours préférable d’en discuter avec son médecin : un usage guidé, informé et adapté, reste la meilleure garantie d’un véritable “plus” pour l’autonomie.
Pour aller plus loin, certains dispositifs en développement détecteront bientôt d’autres pathologies (début de déshydratation, apnées du sommeil, etc.). Les progrès sont constants, mais la vigilance humaine restera irremplaçable : la montre connectée n’est qu’un outil, pas un protecteur absolu.